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 travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)

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MessageSujet: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Sam 3 Juil - 11:56

je regroupe un peu les termes actuels qui sont plutôt dans la même famille. Ajoutez vos termes.
-crédibilité, neutralité, transparence, plausibilité, réalisme, intelligibilité, cohérence, fidèle, dégraissé, silence, détaillé, équilibre, droite,
-attaque, clarté, aération, pureté, ciselé , délié, analytique, tendue, grain, brillance, fermeté, dynamique
-rondeur, épaisse, coloré, fruité, feutré, harmonieux, musicale, cristalline, physiologique, grasse, soyeuse, sèche, satiné
-profondeur, spatialisation
-bruit, distorsion, trainage (défauts)

première compilation, colonne 1: b1-2= bloc1, 2 choix, colonne 2: total bloc1+bloc2
dans le bloc 1 les plus mentionnés sont; neutralité 2, crédibilité 2, silence 2 et transparence 2.

Au total des deux blocs, attaque, intelligibilité et transparence ont 3 choix.

donc des réponses très variables 19 termes sélectionnés par 3 répondants (10 choix chacun) et chacun a ses préférences, intéressant. Espérons que d'autres répondront.


sites pour définitions


http://www.amfoat.org/joomla/index.php?option=com_content&task=view&id=24&Itemid=44
http://www.apiguide.net/04actu/04musik/glossaire-hifi.htm
http://manual.audacityteam.org/index.php?title=Glossary/fr


bloc1

neutralité b1-2



blocs 1+2

attaque 3

aération b1-1



intelligible 3

attaque b1-1



transparence 3

crédibilité b1-2



crédibilité 2

équilibre b1-1



plausibilité 2

plausibilité b1-1



détaillée 2

détaillée b1-1



silence 2

réalisme b1-1



aération 2

silence b1-2



neutralité 2

intelligible b1-1



brillance 1

transparence b1-2



fermeté 1

bloc2



analytique 1

brillance b2-1



délié 1


analytique b2-1



dynamique 1

attaque b2-2



cohérence 1

détaillé b2-1



scène sonore 1

plausibilité b2-1



aération 1

fermeté b2-1



équilibre 1

délié b2-1



réalisme 1

aération b2-1





dynamique b2-1





intelligibilité b2-2





transparence b2-1





cohérence b2-1





scène sonore b2-1






Dernière édition par jacquesland le Sam 3 Juil - 14:50, édité 3 fois
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RicharD

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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Sam 3 Juil - 12:14

Je reprend ma proposition de l'autre discussion, Pour vous de ces qualificatifs, sont-ce des défauts ou des qualités? Est-ce pertinent d'en faire la distinction?

En passant beau travail! Cherche toi un avatar d'un moine presbytérien. LOL

Richard
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Sam 3 Juil - 15:32


<H6>voici un extrait d'un teste qui exprime le point de vu des ingénieurs de son, très instructif voir le site.


Balises perceptuelles</H6>


Par Dominique Bassal



http://cec.concordia.ca/econtact/9_3/balises.html






<H6>
<H6>5.1 Le vocabulaire audiophile



Or, les idées développées dans cet article tendent à montrer que les mécanismes d’identification de la qualité audio ne sont obscurs qu’en apparence : ils sont toujours liés à une perception la plus transparente possible du contenu. Il faut évidemment être en mesure d’identifier cette transparence, et les malentendus provoqués par la prolifération des écoutes biaisées ont été tels qu’il s’est développé, à l’usage des « audiophiles », tout un vocabulaire descriptif, aussi abscons que pédant. De là à en déduire que la qualité audio elle-même était essentiellement subjective, il n’y a eu qu’un pas, et ce pas a été franchi par l’immense majorité non seulement des auditeurs non audiophiles, mais aussi des personnes travaillant dans tous les domaines de l’audio.

Cette modestie des professionnels est tout de même surprenante, compte tenu du fait qu’une proportion souvent considérable de leurs compétences est liée à une capacité immédiate, répétable et confirmable par les pairs, de reconnaître la qualité audio. Par ailleurs, les immenses progrès réalisés tant au niveau de l’équipement que des produits musicaux eux-mêmes prouvent qu’il y a des gens, quelque part, qui savent tout de même ce qu’ils font ! On peut risquer quelques explications à propos de cet étrange et presque universel auto déni de compétence, qui se traduit par une véritable réticence des professionnels à analyser et à rendre compte, sur le plan de l’écrit, d’une pratique pourtant quotidienne :</H6>

  • la volonté de se distancier de la préciosité audiophile;
  • le fait que plus grande est la transparence, plus l’effort de production s’efface, par définition, devant le contenu. Pour juger de la qualité audio d’un produit transparent, il faut être en mesure de parler du contenu audio lui-même. Un discours d’une tout autre nature est à produire : là où il lui suffisait autrefois de rapporter un excédent de basses fréquences ou un bruit de fond trop présent, le critique de qualité audio contemporain devient confronté à l’immense variété des contenus, variété devant laquelle n’importe quelle érudition musicale ne pourrait que baisser les bras. S’il est encore possible d’identifier les grandes tendances en instrumentation classique, la prolifération des équipements et procédés en production commerciale moderne est une toute autre affaire : marques, modèles, microphones, préamplificateurs, studios, ingénieurs, réalisateurs, processeurs, logiciels, gravure, pressage, tout cela peut avoir une influence sur la sonorité finale du produit, et il peut être extrêmement difficile d’en rendre compte de façon synthétique et pertinente. Beaucoup de généralisations, bafouillages et improvisations résultent de ce changement;
  • la reconnaissance précise des points de départ des sources, l’interprétation des résonances et de la plupart des autres balises perceptuelles, tout cela se produit dans le domaine instinctuel, et sans aucun appui scientifique. Dans ces conditions, peu de professionnels prendront le risque d’exposer clairement leurs idées personnelles sur cet aspect primordial de leur propre pratique. D’autant plus étrange que les séances de travail et d’écoute critique entre ces mêmes professionnels sont en général très actives sur le plan verbal, et que l’unanimité des perceptions est presque systématique…
</H6>
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RicharD

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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Sam 3 Juil - 18:07

Passionnant cet article, je ne l'ai pas trouvé toujours facile mais instructif.

Voici des comparatifs d'extraits musicaux : http://cec.concordia.ca/pep/mastering_fr.html

Jacques les séquences de sax, évite ou acouphène garantie.

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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Sam 3 Juil - 20:03

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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Sam 3 Juil - 20:11

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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Sam 3 Juil - 20:52

Mise à jour des termes. (chirurgicale, agressif, efficace, liberté, boominess et résonance)
-crédibilité, neutralité, transparence, plausibilité, réalisme, intelligibilité, cohérence, fidèle, dégraissé, silence, détaillé, équilibre, droite, efficace
-attaque, agressif, clarté, aération, liberté, pureté, ciselé , délié, analytique, tendue, grain, brillance, fermeté, dynamique, chirurgicale
-rondeur, épaisse, coloré, fruité, feutré, harmonieux, musicale, cristalline, physiologique, grasse, soyeuse, sèche, satiné
-profondeur, spatialisation
-bruit, distorsion, trainage, résonance, boominess, résonance (défauts)

choix avant les ajouts, vous pouvez redéfinir vos choix, je refait la compilation à mesure
ClaudeRichardjacques
AÉRATIONneutraliténeutralité
ATTAQUEéquilibrecrédibilité
CRÉDIBILITÉplausibilitédétaillée
RÉALISMEsilenceintelligible
TRANSPARENCEtransparencesilencieuse
second bloc2ième blocbloc 2
BRILLANCEanalytiqueattaque
DÉTAILLÉattaqueplausibilité
FERMETÉDéliéaération
DYNAMIQUEintelligibilitétransparence
INTELLIGIBILITÉCohérencescène sonore
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Sam 3 Juil - 21:55

claude 1claude 2richard 1richard 2jacques 1jacques 2total 1total 2T 1+2
crédibilité1 1 202
neutralité 1 1 202
transparence1 1 1213
plausibilité 1 1112
réalisme1 101
intelligibilité 1 11 123
cohérence 1 011
silence 1 1 202
détaillé 1 1 112
attaque1 1 1123
aération1 1112
délié 1 011
analytique 1 011
brillance 1 011
fermeté 1 011
dynamique 1 011
spatialisation 1011
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 8:02

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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 8:46

CBrien a écrit:
Moi j'aurais de la misère avec deux termes :
NEUTRALITÉ
ANALYTIQUE
comment affirmer qu'une chaine est parfaitement neutre ????
comment affirmer qu'elle ne l'est pas ????

On reproche aux chaines très "détaillées" d'être analytique ou chirurgicale ...
Avons nous le bon terme ?

j'évite de parler de "neutralité " et "d'analytique" , il y a d'autres qualités
à décrire selon moi , qui sont plus réelles , plus objectives.

Quel est le lien de cette intervention avec ton avatar. OUI! Chirurgical, j'allume en écrivant. Il est ti assez laid mais quel artiste.

Bonne question , comment savoir si notre chaine est neutre? Il y a une différence entre affirmer qu'une chaine est neutre et de tendre vers la neutralité. Il y a là une grosse part de travail personnel dans la recherche de la neutralité. Pour tendre vers la neutralité il faut à la base savoir comment sonne les instruments de musique. Leur puissance, leurs timbres sont de bons indicateurs un fois revenu devant sa chaine. Peut être que le fait de reconnaitre les autres couleurs est aussi un bon truc à développer.

En hifi comme dans d'autres domaines, rien n'est tout noir, rien n'est tout blanc. Une affirmation est souvent une extrapolation de nos propres souhaits, je traduis, souvent on prend nos désirs pour des réalités. C'est une autre raison qui fait que je suis à l'aise avec la neutralité. Je précise qu'être à l'aise et adopter la neutralité ne fait pas de ma chaine un monument de réalisme.

Le but de la neutralité c'est de n'enlever ni d'ajouter quoi que se soit à l'enregistrement. C'est fameux quand l'enregistrement est bon. En contre partie, je ne peux écouter Christina et combien d'autres car la reproduction de ces enregistrements sur ma chaine est atroce. Je me condamne donc à écouter des genres musicaux moins accessibles. Je vous avouerai que j'en suis même rendu à privilégier des étiquettes comme ECM au détriment d'autres qui je sais ont la compression plus leste. Plus en jazz qu'en classique.

Sur les termes en général. Je trouve étonnant qu'une passion comme la hifi qui demande de la précision dans son élaboration se contente d'un vocabulaire si peu précis. Combien ont la même définition/compréhension de dynamique, de musical, de rondeur, de cohérence etc. Le terme en lui même n'est pas important c'est sa compréhension par tous qui l'est.

Claude tu écris : pourquoi les résultats diffèrent tant?
Réponse personnelle qui n'engage que moi. La haute fidélité n'est pas prise au sérieux parce que la place que l'on donne aux appareils est plus importante que ce qu'ils doivent nous livrer, la musique. Je prend pour exemple ce mot horrible lorsque donné à un lecteur, TT ou OD, source. S'il y a un terme qui ajoute à la confusion, c'est bien celui là lorsqu'employé dans ces circonstances. N'est-ce pas mettre l'emphase encore une fois sur un appareil, bêtement reproducteur, alors que ce sont les musiciens qui font tout le travail. On accorde trop souvent à ces appareils des vertus artistiques, par notre vocabulaires vaseux, ce qui est aberrant. Joualvert, la réalité fait elle si peur?

Depuis des décennies, nous accumulons des a priori, légendes urbaines et autres colorations en haute fidélité, on insuffle à notre vocabulaire des mots qui font chic dans une discussion mais qui ne veulent rien dire pour une bonne partie des audiophiles, exemple récent, un serveur musical. Avant de me répondre sur cette définition, lisez ce qu'en dit Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Serveur_informatique.

Tant et aussi longtemps que la seule contrebasse ou batterie, qui a toujours été entendu par un audiophile à la télé ou sur enregistrement, cela n'arrangera pas les choses.

Nous serions nous pas devenus des champions d'un statu quo basé sur des concepts faux? IL serait intéressant, ne serait-ce que pour culture personnelle, de lire l'article offert par Jacques : http://cec.concordia.ca/econtact/9_3/balises.html

Cela serait une sacrée bonne base de discussion.
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 9:09

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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 9:26

Claude, voilà qui confirme ce que je crois, pour un mot donné, nous lui accordons des significations différentes.

Remarque il est possible que je sois le seul à ne pas croire qu'un lecteur soit une source. Peut être qu'il serait bien que quelqu'un m'explique la source de quoi? Un lecteur ne fait pas de musique, il la reproduit tout simplement. En quoi cela le rend il éligible à porter le vocable source?

Je comprend le sens audiophile du mot source, c'est à dire que c'est le premier maillon de la chaine hifi. Ne crois-tu pas que si l'audiophile incluait le groupe de musique et les enregistrements dans la chaine des évènements, cela ne simplifierait pas les choses. Ne serait-il pas obligé alors de tenir compte du son réel des instruments de musique?

Je persiste à croire que si la réalité était tenue en compte par les audiophiles, la reproduction de la musique serait plus simple, mieux comprise et surtout plus fidèle. J'aimerais bien te lire au sujet de ta propre question : pourquoi les résultats diffèrent tant. C'est une bonne question.

D'accord avec toi que le choix d'un appareil reproducteur n'est pas simple.
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 9:49

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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 10:19

Bon, je crains que tu me trouves tatillon mais me parles-tu d'un lecteur lorsque tu me décris ce que que tu crois être une source. Je reprend ce que tu écris : On reconnait la qualité de la source à son pouvoir de transcender la reproduction de la musique , à son pouvoir de "disparaitre" et de laisser libre court à la musique elle-même.Tout le reste n'est qu'accessoire.

Vois-tu, cette définition pour moi, serait celle de la chaine hifi, pas d'une source, un lecteur, TT ou autre.

Claude, n'y voit pas une quelconque intention de te contredire ou pire encore...... mais si pour toi source = ce que tu as écrits, ce qui n'est pas faux dans ton univers, quand est-il dans le mien alors que je n'accorde pas au mot source la même définition? Comment peut-on alors discuter de notre passion commune, si nous accordons aux termes que nous employons des définitions qui ne concordent pas?

Attention ici, je ne dis pas que mes définitions sont plus justes que les tiennes, je dis que mes définitions sont parfois différentes des tiennes et trop souvent des autres. Il s'agit de s'entendre sur des significations au sens commun, pas de déterminer un vainqueur. Si tu es d'accord avec ça, convenons que nous avons tout un travail de débroussaillage à faire.

Je te raconte, tu connais Michel, mon ami français, avec qui je communique sur une base régulière. Voilà un audiophile rompu à la passion alors que tout comme nous, il patauge la dedans depuis des décennies. Crois-le ou non, nous venons de synchroniser notre définition de soundstage. C'est ti pas beau. Il avait sa définition et moi la mienne et on parlait de soundstage dont! Lui avait l'idée d'un son live alors que moi c'est plutôt la représentation imagée d'un son. On parlait d'une chose en étant certain que ce que l'on disait était 100% compris par l'autre. Je comprend maintenant certaines sautes d'humeur de part et d'autre. Maintenant l'écoute de chacune de nos chaines sera comprise entre nous comme ça, qualités sonores, soundstage et liberté, dû aux propriétés des BP. Dans l'ordre que tu veux. Est-ce la meilleure façon d'apprécier l'écoute d'une chaine hifi? Possible que non mais cela aura le mérite d'être compris entre deux audiophiles, me suis-tu?

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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 10:31

CBrien a écrit:
Beau travail Jacques.

J'me pose la question....pourquoi les résultats diffèrent tant

On a pourtant les mêmes buts , reproduire la musique le plus

fidèlement possible. Il y a beaucoup de synonymes dans ce language.

En effet il semble y avoir plusieurs synonymes, c’est peut-être ce qui explique l’étalement de nos réponses mais seulement en partie je pense.

Imaginez qu’un seul et même mot peut avoir des significations légèrement différentes pour chaque personne qui l’utilise. Donc, deux termes proches de la même famille offrent encore plus de latitude et possibilité de confusion. L’exercice de choisir ces termes nous force à réfléchir un peu plus sur leur définition et à sous-peser les concepts qu’il supposent. Il faut discuter plus concrètement de ces confusions pour en venir à parler de la même chose au lieu de laisser valser des concepts vagues trop souvent teintés par nos impressions personnelles. Si nous pouvons réussir à cerner les plus importants « concepts » audiophiles et s’entendre clairement sur leur signification on aura fait un grand pas. Ceci suppose un effort et une capacité à essayer de comprendre les autres pour trouver d’où vient la confusion et trouver un terrain d’entente, c’est à dire une définition rassembleuse qui traduit la réalité.
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 10:39

jacquesland a écrit:
CBrien a écrit:
Beau travail Jacques.

J'me pose la question....pourquoi les résultats diffèrent tant

On a pourtant les mêmes buts , reproduire la musique le plus

fidèlement possible. Il y a beaucoup de synonymes dans ce language.

En effet il semble y avoir plusieurs synonymes, c’est peut-être ce qui explique l’étalement de nos réponses mais seulement en partie je pense.

Imaginez qu’un seul et même mot peut avoir des significations légèrement différentes pour chaque personne qui l’utilise. Donc, deux termes proches de la même famille offrent encore plus de latitude et possibilité de confusion. L’exercice de choisir ces termes nous force à réfléchir un peu plus sur leur définition et à sous-peser les concepts qu’il supposent. Il faut discuter plus concrètement de ces confusions pour en venir à parler de la même chose au lieu de laisser valser des concepts vagues trop souvent teintés par nos impressions personnelles. Si nous pouvons réussir à cerner les plus importants « concepts » audiophiles et s’entendre clairement sur leur signification on aura fait un grand pas. Ceci suppose un effort et une capacité à essayer de comprendre les autres pour trouver d’où vient la confusion et trouver un terrain d’entente, c’est à dire une définition rassembleuse qui traduit la réalité.

C'est ce que je crois.

Peut être suffirait-il de reposer la question comme suit, quelle importance accordons-nous au fait d'être bien compris?

Je vais m'amuser avec la tondeuse, YÉ!
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 10:57

chirurgicale! est bonne!!!

En ce qui concerne la source, j'ai eu de nombreuses discussions avec richard et nous en sommes venu à une espèce d'entente qui nous laisse chacun sur notre position. Moi je disais que je ne pouvais pas agir en amont du CD et donc ma source était le CD. Richard met la source au début à la première note jouée par l'artiste, tu peux pas remonter plus loin, c'est vrai. Si on en reste là ca règle pas le problème et on ne parlera jamais tout à fait de la même chose. Quoi faire?
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 11:18

C'est bin simple, je donne à source la même signification que la vôtre.

L'objectif de compréhension est le plus important d'autant que j'imagine la bagarre pour définir chaque mot. On est pas sorti de l'auberge.

Ce qui est important aussi c'est d'être sensible au fait des multiples définitions pour un même mot.

Juste cette discussion et d'y réfléchir me dis à quel point j'ai hâte que l'homme laisse tomber le langage et passe à la télépathie. À ce moment, une idée sera telle que l'on me la présentera sans fards et couleurs ajoutées.


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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Dim 4 Juil - 12:02

Bonne réponse, ce pourrait être l'inverse.
Les grandes idées de la vie se divisent souvent, sinon tout le temps, en deux catégories, A) ce que l'on souhaiterais, la source est l'artiste, à nous de monter une chaine neutre et vivre avec les transformations pré-gravure et B) ce qu'on a, la source est le CD, à nous de monter une chaine neutre, Le résultat est le même.

Si l'on parvient à influencer les créateurs de CD à fournir du matériel de qualité, tout un défi, on se rapprochera de l'idéal, en attendant y a du bon et du mauvais, à date c'est l'hifiste qui perd au change, nos vieux classiques sont ce qu'ils sont. Je suis devenu hifiste et tant mieux quand même.
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Mer 7 Juil - 20:24

Je me rends compte que ce n’est pas un sujet bien populaire et qu’on en a discuté pas mal. J’y reviens puisque je tiens à l’approfondir.

La difficulté tient que les termes décrivant l’écoute d’une chaine audio appartiennent au domaine SUBJECTIF du langage. En faire une liste, trouver les définitions ou en créer de nouvelles et compiler le tout sous forme de tableau et de statistiques, c’est un peu l’objectiver.

Personne ne peut prétendre connaître les impressions d’une écoute qui sont conceptualisées dans la tête de son voisin puisqu’on y est pas. On s’en sort pas, les mots sont autant de conventions publiques par lesquels on réussi communiquer entre nous des pensées abstraites et personnelles, comme neutralité et transparence, ou soit plus concrètement d’objets réels comme la marque d’un amplificateur. Dans le dernier cas je penses que ça cause pas de problème mais dans le premier!!!. J’y reviens, si on veut avancer, y faut en discuter et se mettre au diapason.

Je reprends la liste ou elle était rendue; (J’entends toujours compiler vos 10 premiers choix prioritaires, avis à ceux qui ne l’on pas encore fait)

-crédibilité, neutralité, transparence, plausibilité, réalisme, intelligibilité, cohérence, fidèle, dégraissé, silence, détaillé, équilibre, droite;
-attaque, clarté, aération, pureté, ciselé , délié, analytique, tendue, grain, brillance, fermeté, dynamique;
-rondeur, épaisse, coloré, fruité, feutré, harmonieux, musicale, musicalité, cristalline, physiologique, grasse, soyeuse, sèche, satiné;
-profondeur, spatialisation et
-bruit, distorsion, trainage (défauts)


Je vais placer un terme par semaine avec sa définition et on peut en discuter la pertinence ou la signification et proposer des modifications. Tirée de

http://www.amfoat.org/joomla/index.php?option=com_content&task=view&id=24&Itemid=44

Neutre (neutralité):

Une restitution est dite neutre lorsque le système reproduit les timbres en y ajoutant aucune sonorité propre.
Un système est dit « neutre » lorsque le système restitue des timbres identiques à ceux obtenus en utilisant un instrument de musique.
Attention, ce terme ne s'applique pas à la « couleur de restitution » qui a rapport avec l'acoustique du local d'écoute.
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Mer 7 Juil - 20:54

jacquesland a écrit:
Je me rends compte que ce n’est pas un sujet bien populaire et qu’on en a discuté pas mal. J’y reviens puisque je tiens à l’approfondir.

Comme tu as raison, ce n'est pas un sujet dans lequel l'audiophile trippe. Mais c'est un sujet nécessaire et tellement important. Difficile d'intéresser quelqu'un à un sujet qui n'a pas de portée immédiate, de concret alors que le résultat est plus à moyen voire le long terme.

Mon idée sur le sujet est que la hifi est une passion qui n'est pas très structuré. De la part d'un gars qui ne l'est à peu près pas, je me surprend d'écrire ça. La hifi existe depuis près de 60 ans, malgré tout cette expertise autour de cette passion, n'avez-vous pas l'impression lors d'une discussion qu'il y a souvent des zones floues? Que parfois il y a un sentiment de ne pas être compris du tout? Ce qui a provoqué de joyeuses dérives, pourquoi? Se pourrait-il que l'on ne parle pas toujours de la même chose? Que la compréhension d'un mot soit différente d'un à l'autre? Bon je me répète mais quelle importance accordez-vous à votre message? Souhaitez-vous être compris?

Plus j'avance dans ce genre de discussion, plus ma réflexion me fait dire que la hifi c'est deux grands courants, celui qui veut se faire plaisir et celui qui veut être fidèle, qu'en pensez-vous? En démêlant qui nous sommes, ce pourrait-il que la communication soit meilleure?

En tout cas, beau travail de fond Jacques. Lâche pas.

Richard
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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Jeu 8 Juil - 10:42

Une proposition comme ça, le serveur musical est l'expression consacrée par l'ensemble de la communauté.

Personnellement je la trouve fausse car un serveur c'est autre chose que ce que nous avons chez soi et musical est un défaut pour moi alors inutile d'en rajouter. Ceci dit, je n'ai pas la prétention de virer le monde à l'envers et si "serveur musical" est accepté de tous, pourquoi pas.

Une suggestion quand même, ODM pour Ordi Dédié à la Musique. J'ai ajouté le M pour musique, cela fait plus complet. Ce n'est qu'une suggestion.

J'ajouterais pour préciser l'idée du type d'écoute, des différences entre les objectifs personnels. La grande difficulté est de connaitre justement ce type d'écoute, de faire en sorte que la critique d'un appareil par exemple soit basée sur le même genre d'objectif ou type d'écoute que la nôtre. Voyez-vous la difficulté?

Sans détour je dirais qu'un des grands obstacles pour une bonne compréhension de la hifi aurait comme base la mauvaise interprétation de l'objectivité/subjectivité et la volonté des audiophiles à n'être qu'un ou l'autre alors que nous sommes définitivement les deux. À des degrés divers mais les deux tout de même. Va falloir comprendre ça un jour, passer par dessus cette propension à refouler un bon % de ce que nous sommes en réalité, soit la somme de ces deux grands pôles. Refuser ce constat, c'est le statu quo, misère.

Je lisais tantôt une critique d'un PS Audio mod 3 versus un autre dac et le PS, selon cet audiophile n'est pas satisfaisant pour lui. Ce qui est OK!

Mais le PS est satisfaisant pour moi, même appareil différentes appréciations? Sommes-nous sur la même longueur d'onde? C'est important de répondre à cette question car il y a des sommes d'argent en jeu qui se transformeront en dépense ou investissement. Selon le type d'écoute de mon audiophile cible, il est possible que je passe à coté de ce qu'il me faut mais comment savoir? Mêmes mots pour des définitions différentes.

Quand Jacques parle du peu d'intérêt pour ce genre de discussion, il a raison. Quand je parle de l'importance de cette discussion, honnêtement, je cherche les mots, les exemples ou la façon de vous intéresser à la chose car ce n'est effectivement pas un sujet aussi palpitant que le résultat d'une écoute comparative entre deux dacs mettons ou deux subs. Certains qualifierons ce sujet de philosophique. Pourquoi pas!

Pourquoi se faire comprendre par le plus de gens d'un coup de clavier est si rebutant? La hifi est subjective, cela demande un vocabulaire propre à cette passion, comme le vin, la photo et les autres passions du même ordre. Quels sont nos objectifs d'écoute, se faire plaisir ou la fidélité? L'essentiel est dans ces deux questions m'semble.

Histoire à suivre
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RicharD

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MessageSujet: Re: travail sur les qualificatifs d'écoute (suite)   Jeu 8 Juil - 16:16

Lors d'une visite sur ce site, http://www.evmag.fr/site.php?page=audio106 je suis tombé sur l'évaluation du système Klimax de LINN, test, écoute et conclusion de Christian Izorce. Voici ce qu'il écrit en guise de conclusion :


Le système Linn Klimax se distingue principalement par ses qualités de transparence superlative et de savante musicalité, et résume bien la philosophie inlassablement suivie par le constructeur depuis ses débuts. Car pour Linn, il n’y a rien de plus important que d’extraire et de restituer, de manière tout à fait intègre, le maximum d’informations sonores inscrites sur les supports du commerce (disque vinyles, CD, fichiers audio). Selon le constructeur, c’est à cette seule condition que la reproduction pourra être musicale. Pourra, car il reste évidement à tenir compte des conditions mêmes de la prise de son, de la forme et de l’inspiration des interprètes, de la manière dont sont effectués ensuite le mixage et le mastering. Et l’on sait que tous les enregistrements ne sont pas égaux de ce point de vue !
La transparence sonore, la mise en relief des plus infimes détails de jeu et des ambiances de salle ne sont donc que le corolaire de cette démarche et ne constituent pas une fin en soi.
En poussant le raisonnement jusqu’au bout, on pourrait d’ailleurs dire qu’un système Linn n’est pas musical en lui-même, mais qu’il donne (sans doute plus qu’un autre) la possibilité à la musicalité d’une œuvre de se développer et de s'épanouir.
Du coup, il ne faut pas attendre de maillons Linn la moindre complaisance ou flatterie. Et sur un système tout-Linn de ce niveau, cette propriété est en quelque sorte portée à son paroxysme.
On ne pourra donc pas dire d’une écoute Linn qu’elle est « typée », puisqu’elle se distingue au contraire par une très grande neutralité, par une absence caractérisée de coloration ou d’artefact répétitif. Mais on peut aussi concevoir que pour certains auditeurs, cette « esthétique » sonore et musicale puisse presque être perçue comme trop franche, trop droite. Dans ce cas, notons que le passage à l’actif sur un système Linn apporte en général une fluidité encore supérieure, une subtile restitution du legato - cette infime prolongation des notes jusqu’au silence - dont la musicalité d’une œuvre se nourrit. Mais on n'y trouvera jamais d'embellissement ou de chaleur systématique.
D’autres constructeurs suivent une approche un peu différente, en n’accordant pas autant d’importance à la stricte intégrité au signal d’origine, et en essayant - le cas échéant un peu plus loin dans la chaîne - de masquer ou de compenser ses éventuelles carences par quelques artifices ou rondeurs bien placées. Si cela est fait intelligemment et de manière très dosée, pourquoi pas ?
Dans des conditions domestiques où certaines contraintes peuvent exister (niveau sonore maximum, résonances de local), on peut effectivement préférer, à la vérité parfois crue de certains timbres ou écarts dynamiques, une restitution adoucie, chaleureuse, ou chatoyante. Mais il faut alors reconnaître que tout systématisme en la matière écarte de l’esprit même de la haute fidélité …
Pour sa part, Linn a détourné il y a plus de trente ans la maxime « garbage in, garbage out », déjà bien connue à l’époque dans le monde informatique, pour développer une approche rigoureuse de la haute-fidélité et de la tâche de chacun des maillons concernés. Un mauvais enregistrement lu sur un système Linn restera donc irrémédiablement mauvais !
En revanche, et ces quelques heures d’écoute le démontrent amplement, les bons enregistrements existent, et foisonnent même ! Y compris dans les anciennes gravures, y compris dans les inévitables repiquages numériques (dont on ne sait pas souvent comment ils ont été faits) de morceaux historiques. Et si certains démontrent une qualité inégale, un système d’un tel pouvoir d’analyse permet de mettre totalement en lumière ce qu’il y a de réussi dans un enregistrement, et de bien cerner - pour ainsi dire d’isoler - ce qui l’est moins.

Il reste que tout cela a un prix, très élevé il est vrai, mais parfaitement justifiable au regard des technologies mises en œuvre, de la finition et de la fiabilité poussées de ces produits, et, au final, de l’incomparable plaisir d’écoute qui en découle. Et la fatigue auditive résultante est quasi nulle, même après de longues heures d’écoute à fort volume, ce qui constitue une autre preuve éclatante du bien fondé de la démarche.


Cela donne de l'argument à ceux qui prisent la neutralité d'une chaine hifi.
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